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Haïti, au paradis des Indiens

DOCUMENTAIRE
Haïti, au paradis des Indiens

Dessin Haititest

Pour de nombreuses régions dans le monde, vivre rime avec survivre et peut devenir un combat quotidien.
La pauvreté freine le développement, et étouffe le bien-être des communautés locales.
Mais la solution se situe-t-elle dans la résignation?

Dans une région éloignée de l’ouest d’Haïti, très loin de la capitale Port-au-Prince et son instabilité économique et politique, se trouve la commune des Abricots, un nom évocateur de l’un des rares fruits natals de la région de la Grand’Anse. Ce village de pêcheur est au coeur d’un mouvement de projets actifs, qui contribuent chaque jour à son développement.

L’HISTOIRE DES ABRICOTS

Tout commence il y a près de 40 ans. Un couple de canadien-haïtien vient s’installer dans ce village des montagnes, longé par la mer Caribéenne, pour y construire des écoles. À cette époque, une grande majorité des enfants est non-scolarisée. L’agriculture est le pilier économique de la commune, obligeant la plupart des enfants à travailler la terre. Et le manque de nourriture prive de nombreuses familles aux besoins de première nécessité.

Depuis la création des premiers établissements scolaires, le couple a mis sur pied la Fondation du «Paradis des Indiens», qui représente aujourd’hui douze écoles maternelle et primaire. Les 3500 élèves suivent le programme national, en plus d’ateliers manuels, de sensibilisation à l’environnement et à la santé. Au fil du temps, cette région et ses habitants ont pu développer l’artisanat, l’agriculture ou encore l’apiculture. Le «Paradis des Indiens» semble être une solution contre la marginalisation des Abricots, et pour le développement de la communauté.

La place principale des Abricots, avant l'ouragan Matthew © Photo Alan Scaviner

La place principale des Abricots, avant l’ouragan Matthew
© Photo Alan Scaviner

Le village des Abricots, après Matthew. Photo: Fondation Haïti Partage

Le village des Abricots, après Matthew.
Photo: Fondation Haïti Partage

 

HAITI, PAYS « MAUDIT » ?

Le village des Abricots poursuit ses engagements en essayant de trouver chaque jour de nouvelles alternatives, via des initiatives locales qui leur garantissent une certaine autonomie.

Mais alors que le pays ne se remet toujours pas du tremblement de terre de 2010 à Port-au-Prince ayant fait près de 200 000 morts, l’ouragan Matthew a, en octobre dernier, entièrement détruit certains villages de la Grand’Anse. Des familles sont encore aujourd’hui sans toit, craignant la faim et la maladie.

LE DOCUMENTAIRE

Grâce à notre campagne de sociofinancement, nous sommes partis en septembre dernier aux Abricots en Haïti. Après deux semaines de tournage, nous sommes rentrés quelques jours à peine avant l’ouragan Matthew qui a dévasté l’Ouest du pays, dont le village des Abricots; ses écoles, ses églises, ses maisons, ses récoltes, ses arbres…

Depuis la catastrophe, notre projet prend un sens tout autre. Comme nous a dit Mica au téléphone quelques jours après Matthew, « Vous êtes les derniers à avoir vu les Abricots aussi beaux ». Notre film se veut être un véritable témoignage de l’histoire de ce village et ses habitants, qui tentent de trouver des solutions au quotidien contre la pauvreté dans un contexte national politiquement et économiquement instable, et, encore aujourd’hui, après maintes catastrophes naturelles.

Haiti, au paradis des Indiens (titre provisoire) sera donc un portrait documentaire des Abricots et ses habitants, de ce village soutenu par l’ONG locale Fondation Paradis des Indiens depuis près de 40 ans au profit de l’éducation, l’artisanat, l’économie locale, le bien-être et le vivre-ensemble de ses habitants.

Une élève de quatrième année dans sa classe. Aujourd'hui, Matthew a entièrement détruit les écoles de la Fondation Paradis des Indiens Photo prise à l'argentique Joséphine Van Glabeke

Une élève de quatrième année dans sa classe.
Lors de son passage, Matthew a entièrement détruit les écoles de la Fondation Paradis des Indiens
Photo prise à l’argentique
Joséphine Van Glabeke

 

Captation du groupe de musique traditionnel Twoubadou Foul Powè réalisée au village des Abricots, septembre 2016.

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